Samedi 10 mai 2008

   Depuis la polémique qui a éclaté à la mi-mars de cette année 2008, la tension autour de ces jeux olympiques qui s’annoncent en République Populaire de Chine occupe l’actualité et les esprits, en tout cas, dans les médias français et parisiens. Le passage de la flamme à Paris fut d’ailleurs au passage une bouffé d’air frais me concernant. Ce jour là, les parisiens, et les français en général, de même que les anglais, les Américains, les Australiens, les Japonais etc etc, on manifesté leur désapprobation aux jeux olympiques, à la vue d’une réalité indéniable à propos de la situation au Tibet : un peuple opprimé et écrasé en révolte qui ne reçoit, encore, que la violence du Parti Communiste Chinois comme réponse. Wen Jia Bao, a d’ailleurs annoncé qu’il détenait la preuve irréfutable que la « clique du Dalai Lama » était derrière tout ça, juste pour embêter la Chine. A cette date, ces fameuses preuves n’ont toujours pas été soumises. Les peuples vivant dans un Etat respectant leurs droits, ou tendant à le faire, ont donc réagi. Les cyniques mondains déplorent cette « compassion même pas raisonné, ils nous foutent mal avec des gens important et en plus ils n’y connaissent rien ces beaufs ». Comprenez que la compassion, il faut être aussi froid que les bourreaux et ne jamais porter assistance à personne en danger. Les chinois de France, poussé par une espèce d’élan nationaliste orgueilleux manifestent, et, disent, dans un français approximatif « il ne faut pas mélanger le sport et la politique, ne pas politiser les Jeux Olympiques ». Faut-il en effet mélanger le sport et la politique ? Je ne sais pas ce qu’est la « politique » dans la bouche de ces gens, mais, même si j’ai une tendance à énerver ces gens et à les pousser à me parler avec violence dans les propos et le ton, je vais donc leur faire plaisir en étant d’accord avec eux. Ne mélangeons pas le sport et la politique. D’après un certain nombre de mes amis, les jeux olympiques vont permettre de connaître la Chine. Avant de partir en voyage, je vous invite à découvrir ce pays et les emblèmes qui la représentent, et qui seront omniprésentes pendant ces jeux olympiques.

 

Le nom du pays hôte: 中华人民共和

   En France, nous disons maladroitement « Chine », tout simplement. Cela est dut a une weltanschauung française qui confond « Etat » et « nation ». En France, l’Etat est la Nation. C’est d’ailleurs ainsi que la République a opprimé ses cultures diverses pour uniformiser le territoire. Adapter le pays à l’Etat au lieu d’adapter l’Etat au pays. La « Chine », celle dont nous parlons ne se contente pas de ce mot pour se nommer. Elle s’appelle « République POPULAIRE de Chine ». Une République Populaire, c’est un système d’Etat construit à partir des théories marxiste-léniniste, qui prétend donner le pouvoir directement au peuple, sans intermédiaire bourgeois. C’est donc, une organisation basé sur une idéologie politique, économique et sociale, qui ne laisse aucunement la place d’une autre vision de l’Etat et de la société. Appeler le pays « République Populaire » est donc clairement donner une connotation politique au nom du pays. La République Populaire de Chine est donc clairement une nomination politique du nom de ce pays.

 

Le drapeau

  

Afin de lever toute ambigüité sur une interprétation hâtive ou erronée de ma part, je propose de vous présenter une source officielle, Radio Chine Internationale.

 

 « Le drapeau de la République populaire de Chine : le drapeau national est un drapeau rouge à cinq étoiles. La proportion entre sa longueur et sa hauteur est 3 contre 2. Le rouge du drapeau symbolise la révolution, et le jaune des étoiles, la lumière. La grande étoile représente le Parti communiste chinois, et les quatre petites, le peuple chinois. La disposition des cinq étoiles symbolise l'union du peuple sous la direction du Parti communiste chinois

   Ainsi, le drapeau représente les différentes parties de la société, que sont les petites étoiles, et la grande étoile autour de laquelle se réunissent ces 4 petites étoiles représente le Parti Communiste… un drapeau excluant tout chinois n’adhérant pas aux mesures du Parti Communiste. A noter que le Parti est au centre, et que les étoiles représentant le peuple ne sont que périphérique. Ainsi, le drapeau de la République Populaire de Chine est un drapeau complètement politisé.

 

L’emblème

   Je redonne la parole à Radio Chine Internationale :

 

« L’emblème national représente au centre la porte Tian'anmen surmontée de cinq étoiles et encadrée d'épis de céréales, avec une roue dentée à la base. Il symbolise la lutte révolutionnaire du peuple chinois et la naissance de la Chine nouvelle.»

Remarquez la présente des 5 étoiles du drapeau disposé sur le même schéma. La référence à la « lutte révolutionnaire » tout droit inspiré du marxisme est également marquée, de même que l’idée de « Chine nouvelle », qui, est une vision purement totalitaire, qu’a aussi partagée la dictature Nazi, cette aspiration à l’homme nouveau. En soi tout un programme. Une politisation de l’emblème nationale là encore indéniable et évidente.

 

L’hymne national

L’hymne national, est tiré d’un film "la marche des volontaires", un film sur la guerre sino-japonaise de 1894-1895 datant de 1935. L’auteur de cette chanson fut lui-même victime de la révolution culturelle.  A noter qu’en 1978, l’hymne a été changé pour être clairement à la gloire du Parti Communiste et fut finalement

 »,mise au placard, au profit de la chanson d’origine en 1982. L’hymne national de la République Populaire de Chine, effectivement, n’est pas politisé.

 », un film sur la guerre sino-japonaise de 1894-1895 datant de 1935. L’auteur de cette chanson fut lui-même victime de la révolution culturelle.  A noter qu’en 1978, l’hymne a été changé pour être clairement à la gloire du Parti Communiste et fut finalement mise au placard, au profit de la chanson d’origine en 1982. L’hymne national de la République Populaire de Chine, effectivement, n’est pas politisé.

 

 


Le système sportif de la République Populaire de Chine

   Voir le billet consacré à ce sujet:

   J’ajouterai aussi que c’est le Parti qui décide qui fait quel sport, au mépris des goûts et des aspirations des sportifs, et que les cadres du Parti sont omniprésent dans les centres sportifs et dans leur entourage.

 

   Ne pas politiser les jeux olympiques ? Pourquoi pas, mais est-ce possible en République Populaire de Chine sans exclure cette délégation.

 

par Ermite aux Singes publié dans : divers
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Jeudi 8 mai 2008
   En ce moment, j'ai n probleme de santé qui me gene pour ecrire.
par Ermite aux Singes publié dans : divers
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Dimanche 4 mai 2008

   Durant mes pérégrinations sur la toile, j’ai eut à rencontrer divers personnes. Parmi toute cette faune, j’ai croisé le « chinois nationaliste ». N’existant pas avant les violences du mi mars 2008, cette génération spontanée fait son entrée de façon fracassante dans la toile et dans les médias, et force est de constater, au détriment des chinois eux même et de leur image. Mais, pour ceux qui les contrôlent, leurs maîtres, ce qui compte n’est pas cela, mais, de montrer qu’ils ont des « divisions blindés » pour reprendre Staline et qu’il faudra leur passer sur le corps pour leur porter préjudice.

 

   Chose bizarre, avant les événements du Tibet, ils étaient invisible, insignifiant. Mais, depuis la campagne sanglante de l’Armée Populaire de Libération, ils se découvrent une mission : défendre leur « mère patrie » et son « honneur ». D’un seul coup, sous pseudonymes français ou chinois, la République Populaire de Chine se découvre des défenseurs en tout genre, qui noie l’internet et les sujets ayant un rapport de prés ou de loin avec l’honneur perdu de la République Populaire de Chine. Ces pourfendeurs de la propagande « anti-chine » viennent vous harceler aussitôt que vous avez émis une opinion sympathique à l’égard d’un peuple occupé par leur parti, et ils inondent votre boite de messages d’insultes et de messages sur les « préjugés », les « sinophobes » ou sur « l’amour de leur patrie ». Chose étonnante ( ?), les pseudos sont différents, mais les « arguments » et le ton de l’écriture est la même. Une uniformisation du style et du point de vue qui  ne signifie pas pour autant que ce soit la même personne, mais, une uniformisation des esprits. C’est cela un lavage de cerveaux. Ils ont tellement l’habitude d’apprendre que tout va bien dans la société harmonieuse de Hu Jin Tao qu’en découvrant qu’il est possible de leur donner tord et de donner tord à leur chef, ils s’énervent, s’excitent et insultent à tout va, au delà de toute raison et de toute retenue. La plupart des étudiants présent à Paris ce 19 Avril, n’ont même pas de télévision, vivant dans une chambre de bonne. Pour ceux que je croise à l’université, je n’en ais jamais vue un seul ouvrir un journal, en tout cas français. Ils manifestent contre des médias qu’ils ne connaissent même pas. Peut être ont-ils peur, mais en tout cas, ne sont pas serein.

 

   Lorsque l’on discute avec ces gens, l’on se rend compte qu’ils ne connaissent pas leur pays. Ainsi, je discute avec eux, et que je leur parle de leur pays, ils me répondent « l’Amérique » ou « l’Europe ». Je parle des 80 000 révoltes par ans dans les campagnes chinoises, ils me répondent « USA », je donne le nom des villages, ils répondent « Médias occidentaux ». J’évoque la liste des 43 catégories de personnes persona non grata à Beijing pendant les jeux olympiques, on me répond « Occidents méchant traités inégaux ». Cette attitude n’est pas une spécificité chinoise, les adeptes de toutes sectes à l’idéologie totalitaire font de même. Evoquiez les crimes et les fondements idéologiques des crimes que leur secte a à se reprocher, leur seule défense, c’est de vouloir dévier la discutions sur les autres, comme un besoin, vital pour leur crédibilité, de vider leurs ordures dans le fleuve voisin. Les plus malins disent « oui y a des problèmes », mais finalement, botté en touche. Indifférence aux malheurs des gens, qui ne sont pas des « problèmes » mais, l’application pure et simple du programme du système qu’ils défendent. Une amie, à Beijing me parle de sa relation par internet avec une amie à Londres. La première lui met devant les yeux les preuves de l’absurdité de son nationalisme, mais, son amie neo-londonienne s’en fiche, ce qui compte, c’est d’avancer dans cette course à l’absurde, une fuite en avant. Comme si dans l’esprit de ces gens, c’est de crier fort et de mobiliser beaucoup qui donne raison. Comme si, le bien fondé d’une cause était le fanatisme de ses croyants.

 

   Les pauvres ne savent même pas pourquoi ils font cela, simplement, ils le font… C’est cela un lavage de cerveau, une perte d’âme et d’humanité. Etudier sans réfléchir est vain, réfléchir sans étudier est dangereux disait le maître, qui doit bien se retourner dans sa tombe. Ces choses là contribuent à la violence de ce monde, n’en déplaise aux apôtres des « stabilités », somme toute précaire et très très temporaires.

par Ermite aux Singes publié dans : divers
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Dimanche 4 mai 2008

   C’est fascinant comme le mouvement inspire la pensé. Voyez-vous, ces lignes que vous êtes en train de lire, ont été inspirées par les mouvements que je fais régulièrement tout les jours. Quand je passais mon temps le nez dans les bouquins, et les restes sur les terrains de football, je ne comprenais pas vraiment les choses, j’étais plutôt insensible, frustré et un peu limité. Je séparais mes travaux intellectuels et littéraires et physiques. C’était dommage, parce qu’entre nous, j’étais un excellent footballeur, qui n’a jamais eut sa chance. Mais bon, je ferme cette parenthèse avant qu’elle ne prenne de l’importance.

   Une des premières choses que j’appris par la sinologie, c’est l’unité du monde et de son activité. Tout est certes particulier, mais lié les uns des autres. Je me mis au Kung Fu et je m’y mis complètement, car ce n’est pas là qu’une simple activité, mais une façon de vivre, un Art de vivre. Et, je me mis à ensuite mieux comprendre les choses. Les mouvements sont liés à notre esprit, car, c’est la même entité qui active, qu’il s’agisse de cérébrale ou de physique. Je me sent bien mieux dans ma vie avec le Kung-fu, je sent mieux les choses, je les appréhende mieux, je les observe mieux, et je suis plus heureux.

   Pendant l’été, j’avais le nez dans mes classiques militaires chinois, et un moment, je ne comprenais pas ce qu’il était écrit sous mes yeux. Ce ne fut qu’après avoir regardé bouger le chat du quartier que je compris ce que j’avais lus. Et ce n’est parfois qu’après l’exécution d’un Taolu ou avoir regardé un film de Liu Chia Liang, que je compris certaines choses. Bouger, développer l’intelligence du corps, permet de développer l’intelligence de l’esprit ! C’est ainsi qu’un anthropologue va vous expliquer que le fait de se tenir debout a développé le cerveau de l’animal qui allait évoluer jusqu’à devenir humain, en attendant la suite…

   Ce texte, tel que vous le lisez, sur votre écran d’ordinateur, n’a pas été possible à écrire sans un stylo et un papier. Le syndrome de la page blanche qui touche tant les écrivains en herbe. Rester devant sa feuille sans inspiration. Le fait de tenir un stylo, ou une plume et de parcourir le papier, le dessin ou l’écriture, c’est quelque chose qui inspire, et on fini par trouver ce qu’on s’exprime… et les choses sortent. L’écriture est une chose tellement inspiratrice, je comprends pourquoi les chinois donnaient tant d’importance à la qualité d’écriture de leur médecin… les français qui ont déjà essayé de lire leurs ordonnances comprendront de quoi je parle.

 

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Mercredi 30 avril 2008

   Régulièrement, dans mes discutions, quand je tire à boulet rouge sur un Parti Communiste Chinois que je trouve de plus en plus « débile » et dangereux, pour le monde mais aussi et surtout pour la Chine, il y a toujours, soit un chinois nationaliste, soit un de ces parasites, qui me présente l’argument du « 1 milliard 300 millions d’habitant » pour justifier la dictature comme seul rempart au chaos et à l’instabilité. Et l’on m’a, un jour demandé : « puisque tu es si malin, comment tu ferais pour gérer un pays si peuplé, tu ferais certainement pareil qu’eux ». Voici ma réponse. Je vous laisse critiquer.

 

   « Un pays avec une population nombreuse, ce n’est pas forcément un poids ou une contrainte, selon la façon dont on se positionne. Un milliard 300 millions d’habitants, ce peut être aussi un formidable réservoir d’intelligence, une terre extrêmement fertile d’idées en tout genre, de débats, de points de vue… d’intelligence. Une population nombreuse peut être une force, à condition de savoir la guider, de savoir la cultiver. Si je devais diriger un pays de plus d'1 milliard d'habitant, j'écrirai dans la constitution un amendement qui impose que chaque gouvernement élu doit accorder la plus grande part du budget de l'Etat dans l'école, afin d'éduquer le peuple aux valeurs chinoises. L'éducation des gens serait la priorité absolue, et ça passe par l'apprentissage et l'étude des classiques, et de leur évolution, car aucun peuple ne peut vivre dignement et paisiblement sans être en paix avec son histoire et son identité. L'école maternelle doit donc servir à apprendre les règles de politesses aux enfants, par tous les moyens pédagogiques. Une école bien différente du système actuelle, ou il s'agit plutot d'endoctriner les enfants en leur présentant une histoire censuré et à la gloire du communisme et ou il est appris l'apologie de la violence (révolutionnaire) et la haine des "ennemis".

   A partir de là, j'accorde aux chinois le droit de s'organiser en syndicats ou associations, afin d'aider le gouvernement à lutter contre les problèmes (santé publique, pollution, insécurité, aide au développement des régions, culture...), c'est à dire, inviter le peuple à participer à la marche du pays, créer un mode de gouvernement basé sur la solidarité. Ainsi (je prends l’exemple de Yu le grand), au lieu de construire des digues qui ne tiendront pas et se détruiront un jour ou l’autre sous l'usure et la force des courants, je construis des canaux pour utiliser ces forces vives de façon positive. Je transforme cette énergie négative du nationalisme en énergie positive du patriotisme (solidarité par exemple). Aussi, je décentralise, au lieu de gérer un mastodonte de 1 milliards 300 millions de gens, j'élargi les pouvoirs des gouverneurs locaux tout en les mettant sous contrôle de la population, par la démocratisation des institutions et du paysage médiatique et intellectuel, allant de pair avec l’éducation comme priorité nationale, que la Chine ne soit plus un poids trainé par son élite dirigeante, qui veut lui imposer ses vue de gré ou de force, mais au contraire une boule de force. Une force tranquille. Des plus petites unités sont plus maniables et pratique qu’un géant monolithique, et permettrait de cultiver la diversité culturelle et don intelligente de cette nation, déjà entre Hans, entre gens parlant le mandarin au nord, les gens qui parlent dialecte Wu, dialecte cantonais, dialecte du Sichuan, mais aussi les minorités ethniques, aidant par exemple, les tibétains à entretenir leur culture et développer leur intelligence également par eux même, et sans besoin d’intervention agressive de gens qui leur sont étranger.

   Voilà, comment j'agirai et par quoi je commencerai, si je devais gérer un pays de plus d'un milliards de gens, c'est moderne et rationnel, tout en étant traditionnel, c'est tout ce qu'il y a de plus confucéen dans le XXIeme siècle. Les Chinois ne sont pas des barbares instables et ingérables, ce sont des êtres humains civilisés avec une grande civilisation. C'est le Parti communiste qui est barbare et inculte, et qui contamine la société (citadine en tout cas) dans cette barbarie. Les gens du PCC ont peur du peuple, moi, je leur ferais confiance. Sinon, le problème, ce n’est pas le nombre absolue de gens, c'est la densité de population le vrai problème. De la densité dépendent des problèmes comme le logement, la gestion des ressources, la qualité de la vie en communauté. Les chiffres absolus ne disent rien, ce ne sont que des données basics et vagues. Pour comprendre une situation ou un problème, une donnée doit toujours être confrontée à une autre donnée. Par exemple, concernant le nombre d’habitant d’un pays, confronter le chiffre à la place disponible pour en connaître la densité. La Corée du sud (480hab/km²) et le Japon (339hab/km²) sont des démocraties, et ont une densité de population supérieur à la Chine (136hab/km²), pourtant, ce sont les pays les plus stables du monde, parce qu’ils insistent beaucoup sur l’éducation des valeurs de politesse et  respect à l’école très tôt.  

    Quand on veut prendre en main le destin d’une communauté, il ne faut pas être guidé par la peur du peuple, sinon, autant laisser la place à quelqu’un d’autre. Les choses ne sont pas foncièrement « problèmes » ou « avantages », c’est la façon dont nous les prenons, dont nous les appréhendons qui les font  poids ou force. »

 

   Aux gens qui seraient tenté de qualifier ces principes directeurs et idées d’idéaliste ou utopiste, je préfère les informer avant que le système que l’on soutien par « réalisme » parce qu’il est présenté comme assurant la stabilité, doit gérer plus de 80 000 émeutes par an, paysannes, sociales ou simplement contre les injustices et que le Parti est un gouvernement qui a peur et ne s’active qu’à éviter de voir ces mouvements s’unifier, et non à résoudre les problèmes. Des problèmes qui vont en s’amplifiant par la construction de cités comme dans les banlieues françaises, qui sont pour le moment neuves, mais ou on place des paysans sans qualification et populations déplacés et que l’on installe dans une précarité de plus en plus insupportable pour eux. Une conception de la stabilité pour le moins… curieuse.

par Ermite aux Singes publié dans : Pensée
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Dimanche 27 avril 2008

Une ère de révoltes et d’instabilité

   A partir du règne de Yongzheng, et toujours sous le règne de Qianlong, les Qing devaient affronter une situation politique instable. Une instabilité allant croissant avec le temps et les évènements, qui auront finalement raison de la dynastie sino-mandchous en 1911. Menant une politique impérialiste, repoussant les frontières de plus en plus loin, les diverses minorités allaient imposer à l’Empire une série de crises et révoltes à gérer. Ainsi, entre 1726 et 1729, les mandarins répriment les minorités ethniques du sud (Yunnan 云南 et Guizhou 贵州), malgré une suzeraineté reconnue par ces dernières, vis-à-vis du Fils du Ciel. Vers 1746-1749, ce sont les populations tibétaines vivant aux pieds de l’Himalaya qui se révoltent, un problème durable dans l’histoire de la dynastie Qing. Les populations turcs du Xinjiang新疆 et d’Asie Centrale, ne sont pas en reste, à partir de 1758, avec nombre d’épisodes (Oasis d’Ush en 1765, Gansu entre 1781 et 1784), de même qu’à Taïwan, les aborigènes se soulèvent en 1787, puis en 1795 et 1797, les minorités du Hunan 湖南 et du Guizhou. Toutes ces révoltes ne connurent qu’une seule réponse : la répression sanglante. Ces révoltes et les campagnes de répression qui vont avec, portent des coups au système impérial sino-mandchous et affaiblissent la dynastie, par l’usure des conflits et crises incessants et nombreux, qui finissent par grignoter le budget de l’Empire. Qianlong laisse à sa mort un Empire affaiblit et économiquement exsangue. La première moitié du XIXème siècle, sans grandes révoltes marquantes, voyaient le climat social péricliter, ronger par la corruption qui tend à se généraliser, l’accroissement de la population Hans et la coexistence de plus en plus difficile pour les minorités soumis à cette pression démographique Han.

   Les Hans quand a eux, n’allaient pas rester calme très longtemps. Premiers insurgés historiques, face à la nouvelle dynastie, du fait de l’origine étrangère des Qing, afin de restaurer une autorité authentiquement chinoise sur l’Empire, Kang Xi réprima durement ces révoltes et calmait durablement les Hans par une politique rigoureuse d’un point de vue éthique et responsable vis-à-vis des sujets de l’Empire. La politique en faveur des Hans mené par la dynastie, fut d’ailleurs une source de révolte des minorités d’Asie centrale ou du sud, subissant les décisions en faveur de la majorité ethnique. Avec la détérioration du système politique, et donc, de l’économie qui va avec, emportant avec eux une situation sociale qui se dégradait, ce fut donc leur tour de se dégrader. Le début du XIXeme siècle allait donc être agité par l’action de la «secte du Lotus Blanc » 白蓮教 qui agite les campagnes par des révoltes paysannes jusqu’en 1803, puis, la « secte de l’Ordre Céleste » 天地会 pris la suite au Henan, Hebei et Shandong à partir de 1811. Une agitation paysanne qui s’installait dans la durée et se répandre comme une trainé de poudre, les jacqueries en tout genre se multipliant, du fait d’une politique de répression sans suite quand aux difficultés croissantes des paysans. Aux révoltes des minorités qui continuaient (Tibétains en 1807, Yao en 1833, turcs en 1825 ou Kashgar en 1829). La deuxième moitié de ce siècle s’annonçait donc particulièrement agité, notamment en Chine du sud, traditionnellement plus rebelle qu’au nord, du fait de la distance qui la sépare du centre de pouvoir, Beijing, de la culture populaire rempli d’histoire de héros chinois qui combattent pour « renverser les Qing pour restaurer les Ming » 反清复明, et des possibilités qu’offre cette partie de l’Empire pour se cacher des autorités.

   La révolte des Taiping 太平 aura agité la deuxième moitié de ce siècle. Après avoir fait le vide autour d’elle, en éliminant ou en absorbant les autres organisations, cette organisation populaire, mais quelque guidé par un illuminé inspiré par le protestantisme, va être pendant plusieurs années la bête noire du pouvoir à partir de 1850 dans le Guanxi. A partir de ce moment, les Taiping vont littéralement organiser un Etat dans l’Etat, une sorte d’Etat parallèle, avec armé, politique agraire et organisation politique, avec même, Hong Xiu Quan 洪秀全 autoproclamé Tianwang, 天王 (roi du Ciel). C’est le « Taiping Tianguo » 太平天国. Patchwork entre influences, chrétiennes protestantes, mais aussi traditionnelles chinoises, ce mouvement grandira et gagnera en puissance, jusqu’à occuper Nanjing, et en faire sa capitale rebaptiser « Tianjing »  天朝 en 1853. Les Taiping menaceront même l’Empire officielle, les Qing, gagnant en territoire et en conquêtes, stoppé presque aux portes de Beijing par le froid. Ce n’est qu’en 1864 que les Taiping sont vaincus, mais, la Chine des Qing fut complètement ébranlé, et illustra d’autant plus sa faiblesse. D’autres grandes rébellions explosaient, comme les Nian, organisation secrète dans la continuité du Lotus Blanc, qui se souleva en 1851, entre le Shandong山东, l’Anhui 安徽 et le Henan 河南. Pas aussi bien organisé et structuré que les Taiping, sans programme précis, ils pillent et redistribuent les biens. Cependant, leurs rangs ne cessent de grandir avec leur influence. Pourtant alliés aux Taiping, lorsque ces derniers sont vaincus, cet évènement ne semble pas les affaiblir, bien au contraire, ils marchent sur Beijing 1867. Ce n’est qu’en 1869 que la révolte des Nian  年兽est à son tour vaincu.

   Cette incapacité et la répétition des campagnes militaires de répression auront finalement usé le système et le pouvoir, qui, épuisa ses forces et ses revenus dans l’instauration de calmes précaires et éphémères. En fait, jamais la dynastie Qing ne pue régner de façon stable, sur un empire pacifié et soumis, après le règne de Kang Xi, qui lui-même dut gérer la résistance à cet ordre encore nouveau. Ces révoltes, outre le côté irrédentiste de certains peuples, et le caractère violent du régime et des souverains, marque aussi la faiblesse du système impérial de l’époque.

 

   Une organisation copié, sur un ancien système, qui a pourtant déjà montré ses limites, une logique politique qui consiste à garder le pouvoir par le rapport de force et son usage, ainsi que son contrôle, engendrant ainsi la corruption, le népotisme, les révoltes qui jalonnent cette ère de l’histoire chinoise ne sont qu’autant de coups de butoir sur un édifice déjà mal construit, avec du mauvais matériaux par de mauvais ouvriers. La chute de cette dynastie ne commence donc pas avec l’arrivé des occidentaux et les guerres de l’opium, mais en fait, la résultante logique d’un système et d’une politique autoritaire et privilégiant la soumission à l’adhésion, sans pour autant régler les causes des révoltes. En fait, la Chine ne fut jamais puissante sous la dynastie Qing, une sorte de « borgne aux pays des aveugles », incapable d’assurer la paix et la stabilité durable à son empire. Les Européens attaquèrent finalement un Empire moribond ou déjà mourant, se partageant un corps en phase de décomposition, tel des vautours autour d’une carcasse d’animal mourant. Un système et une logique politique qui, malgré les échecs répétés depuis le XIVème siècle, trouve encore des adeptes, qui arrivent même à prendre le pouvoir et à recopier quasiment à l’identique, ce système.

par Ermite aux Singes publié dans : Histoire
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Samedi 26 avril 2008

Un système inadapté et rigide

      Les Qing en prenant le pouvoir n’allaient pas changer la structure politique et administrative de l’Empire hérité des Ming. La Chine, représentant  pour les peuples de sa périphérie le modèle à copier et à suivre, au-delà des considérations raciales, ces mêmes peuples cherchaient plutôt à copier ce modèle model chez eux, n’allaient légitimement pas le changer une fois sur le trône du Ciel. La structure de l’Etat Qing est directement inspiré, voir même franchement copié de l’Etat de la dynastie précédente, les Ming (dernière dynastie authentiquement chinoise, après les Yuand’origine mongole, les Qing étant d’origine Mandchou). Système très fortement autoritaire et centralisé autour de la Cité Interdite, c’est l’Empereur et ses proches collaborateurs qui gèrent tout, à travers un vaste territoire de plusieurs millions de km², des dimensions très larges, incluant son lot de diversités (populations, reliefs, climats, ressources…). L’avantage d’une telle organisation c’est de permettre au pouvoir central de maintenir son autorité et son contrôle par le biais des institutions. C’est d’ailleurs l’objectif d’une telle architecture de pouvoir, une architecture qui n’a pour seul but de maintenir sous contrôle autoritaire les territoires, de mettre en place la main mise du souverain et de ses proches collaborateurs sur l’Empire. Les fondateurs de cette structure d’Etat, les Ming étant issus d’une prise de pouvoir violente, en chassant les mongoles, et les Qing, étant issus d’une invasion d’origine étrangère, il est donc logique que la principale préoccupation du pouvoir fut celle-ci.

   Si cette organisation présente bien à première vue, des avantages en matière de politique et de contrôle dans une logique de rapport de force et de pouvoir, en revanche, concernant la bonne conduite des affaires sociales, il en est bien autrement. En effet, la concentration des pouvoirs en un point précis d’un vaste empire apporte son lot d’inconvénients qui finissent en véritables handicapes et faiblesses pour le pays et les peuples, et par causer la chute des pouvoirs les instaurant. L’Empire sino-Mandchous des Qing poussait les frontières de la souveraineté du Fils du Ciel (l’Empereur) dans des proportions démesurés. En effet, la Chine des Qing dépassait les 3 millions de km², des steppes de Mongolie, à l’Océan Pacifique, des plateaux d’Asie centrale jusqu’en Mandchourie, au nord-est de l’Asie. La gestion d’un territoire demandant la connaissance parfaite aussi bien des considérations géographiques, climatiques, écologique et humaines, tout diriger depuis un point central, finalement loin de tout, dans ses murs, s’avère donc inadapté et purement idéologique. L’opposition entre l’intérêt général et le maintien du pouvoir autoritaire se trouve dans cette problématique posé, et avec, la mise en application d’une logique privilégiant le contrôle et l’autorité. De même, lorsqu’un problème apparaît à un point de l’Empire, prévenir le centre unique de décision et attendre les consignes, venant d’une autorité qui ne maîtrise pas le sujet, et le temps que l’ordre revienne, coûte cher et peut aussi coûter la résolution d’une crise. L’autre faiblesse de ce système, au-delà du côté pratique de l’organisation d’un point de vue technique, concerne la spécificité de chaque problème selon le temps, l’espace et les considérations humaines.

   Ce système autocratique présente une autre faiblesse : la personnalité du souverain joue un grand rôle dans la conduite des affaires, et en fait, de faite, un système instable et peu viable. Si l’Empereur est une personnalité forte et vertueuse, le temps de son règne peut s’avérer intéressant, mais qui sait pour ses successeurs ? De même, un homme peut il être en forme toute sa vie ? Nous l’avons vue, ce sont les Ming qui ont instauré le schéma ultra centralisé et autoritaire, et la dynastie précédente, face aux nomades Mandchous s’est trouvé impuissante, rongé par la corruption et le pouvoir des eunuques. Et, chose remarquable, le même système a engendré les mêmes maux. Si Yongzheng a régné en jouissant de l’héritage de Khang Xi, Qianlong ne pue résister face à la maladie du pouvoir absolu que sont  le népotisme et la corruption. En effet, vers la fin de son règne, il tombe sous l’amitié et l’influence d’un militaire, qui dirige l’Empire à sa guise, avec la bienveillance de l’Empereur. C’est à cette période que les Qing entament un déclin qui ne finira pas. Si auparavant, la dynastie Qing devait gérer des révoltes et rébellions nombreuses, elle n’avait pas pour autant entamer son déclin, de par la personnalité forte de Yongzheng, ce n’est qu’à partir de cette fin de XVIIIeme s que cette dynastie commençait à descendre la pente menant à  sa perte. Ainsi, ont lieu des campagnes couteuses, mais sans grand résultats, comme en 1781 dans le Gansu. Mais, au-delà des campagnes de répression, la structure de l’Etat fini rongé par la corruption, comme l’a illustré la catastrophe de la crue du fleuve jaune en 1855, lorsque le fleuve changea son cour. Jiaqing empereur de 1798 à 1820, avait débloqué un budget pour entretenir et aménager les structures fluviales, et l’argent fut dilapidé entre les différents fonctionnaires. Jiaqing vue 7 grandes inondations dévaster la vallée durant son règne avant que Xiangfeng ne vie la catastrophe de 1855. Même pour l’objectif du contrôle des institutions et du territoire, le système centralisé et autoritaire s’avère inefficace.

   Ainsi, c’est dans ce système construit pour satisfaire des intérêts plus politique et personnels que la Chine des Qing construit son système et son organisation politique : son régime. Etant une dynastie d’origine étrangère, issus d’une invasion, il est donc naturel que cet empire soit animé par la peur des révoltes et de la remise en cause de sa légitimité, et cherche le contrôle de ce qui devient son territoire, ne tolérant aucun contre pouvoir ou la possibilité d’une remise en cause. Un système qui, à première vue s’adapte à un vaste territoire, mais dont les points faibles n’ont pas été mesurés par les organisateurs du système, certainement plus animé par la peur et la crainte, que par la conviction que leur place est légitime. Une légitimité qui, volonté de contrôle ou pas, sera remise en cause tout au long de cette ère.

par Ermite aux Singes publié dans : Histoire
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Jeudi 24 avril 2008

   « Un prince conseillé selon le dao ne soumet pas l’empire par les armes car il connait le choc en retour ». Cette phrase de Laozi 老子tiré du Dao de jing 道德résume à elle seule la vision taoïste du pouvoir et de la politique. Le pouvoir qui soumet par les armes sera renversé par les armes de façon inévitable, un moment ou un autre. De même, dans la pensé confucianiste 儒家, le maître Kong zi 孔子 distinguait pour définir un bon souverain ou gouverneur 5 qualités : « être généreux sans gaspillage, faire travailler le peuple sans susciter rancune, avoir des aspirations sans convoitise, être grand seigneur sans prendre de grands airs, être imposant sans être intimidant ». Ici, le maître considère qu’un pouvoir qui utilise la force n’instaure pas l’ordre, car il n’instaure pas la vertu, juste la soumission, gouverner par l’enseignement et avec humilité. Ainsi, les sages de l’époque des printemps et automnes (722-481), véritable âge d’or de la pensé chinoise, ont développés toute une pensé de la puissance et du bon gouvernement basé sur la notion de « Force tranquille ». De même, les Sima Fa司馬法 et autres Wu zi吳子, penseurs militaires antiques, toujours étudié sous les Qing, développent dans la continuité de ces deux écoles, ne pensé de la puissance militaire basée sur l’éthique et la sainteté des relations entre les classes sociales.

   La dernière dynastie aillant régnée sur l’Empire de Chine n’est pas vraiment chinoise, mais issus d’une invasion venant des steppes du nord, les Mandchous 满族. Originaires d’un pays à l’extrême est du monde des steppes, la Mandchourie, ce peuple semi-nomade vivait dans une culture traditionnelle chamanique, de commerce de fourrures et de Jingsheng. La présence d’une forte communauté chinoise, notamment au sud de la Mandchourie, influençait la vie politique en ce pays, le Khan des Mandchous, Nuharci 努爾哈赤 organisant son royaume en unifiant les différentes tribus. Avant de se nommer « Mandchous », ce peuple portait le nom de Jurchen女真, et c’est avec ce nom, sous la dynastie des Jin 金朝, qu’ils renversèrent la dynastie Liao遼朝des Khittans (peuple des steppes voisin des mongoles) vers 1124-1125, et régner sur la Chine du nord pendant 10 ans. C’est le successeur de Nuharci, Abahai 阿巴亥 qui transforma le nom des Jurchen en Mandchous en 1635, et le nom de la royauté « Jin » en « Da Qing » 大清.

   C’est en 1645 que les Mandchous renversent la dynastie Ming明朝, finissante et impuissante, croulant sous le poids de sa corruption et d’un système népotique. Un Empire et une dynastie chinoise qui va s’écrouler comme un château de carte. Même si les Ming s’avèrent particulièrement faible, la conquête Mandchous commence vraiment à partir de 1618, par la prise de Fushun 抚顺, puis, de Shenyang 沈阳 en 1623, pour s’achever par la prise de Beijing en 1645. Abahai  prend le pouvoir en 1626 et continue la conquête, tout en organisant son royaume en copiant le modèle chinois, aidé en cela par des lettrés venu de Chine. A sa mort en 1644, aux portes de Beijing 北京. Sunzhi順治 le remplace et s’installe sur le trône du Ciel, l’avancé des Mandchous à travers l’Empire semble irrésistible malgré les résistances des fidèles à l’ancienne dynastie, qui reculent vers le sud et de Zheng Chenggong 鄭成功, pirate régnant sur l’île de Taiwan台灣. Kang xi 康熙 prend le pouvoir en 1662 et matte aussi bien la rébellion taïwanaise, reprise par le fils de Zheng Chenggong, que la révolte des trois feudataires. Au même moment, Kang Xi entame une authentique politique de civilisation visant à imprégner la culture et les mœurs mandchoues de culture chinoises. C’est le début de l’ère des « despotes éclairés » ou des « trois grands empereurs » : Kang xi, Yongzheng雍正  et Qianlong 乾隆.

   Cette période des « trois grands empereurs » est présenté bien souvent comme un âge d’or, d’un point de vue économique, culturel et politique. Présenté comme une grande période de stabilité et de puissance de la Chine, et de la dynastie Qing 清朝, il est bien souvent présenté le début du déclin de cette dynastie à partir des guerres de l’Opium mené par les britanniques en 1839-1842 puis en 1857, provoquant comme une rentré d’air pour l’incursion des autres puissances occidentales. Cependant, s’il est coutume de mettre en avant l’agression occidentale et sa supériorité militaire et politique, rare sont évoqués les faiblesses de l’Empire sino-Mandchous et les raisons de son impuissance.

 

par Ermite aux Singes publié dans : Histoire
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Jeudi 24 avril 2008
 

L'Empire sino-Mandchous des Qing



Liste des empereurs

-Nuharci 1616 à 1625 努爾哈赤

-Huang Taiji (Abahai) 1625 à 1643 阿巴亥

-Sunzhi 1643 à 1661 順治

-Kangxi 1661 à 1722

-Yongzheng 1722 à 1735 雍正

-Qianlong 1735 à 1796 乾隆

-Jiaqing 1796 à 1820


-Daoguang 1820 à 1850

-Xianfeng 1850 à 1861

-Tongzhi 1861 à 1875

-Guangzhu 1875 à 1908

-Puyi 1908 à 1912
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Vendredi 18 avril 2008

   Sur l’idée que les chinois ne sont pas asses éduqué. Les soutiens de la dictature, de la clique du Parti communiste chinois, nous en parlent avec une légèreté fascinante. Ils ne voient pas que leur argument ne va pas loin. En effet, si depuis si longtemps, 5 générations, les chinois ne sont « pas asses éduqué », à qui la faute si ce n’est à ceux qui ont le pouvoir depuis toutes ces années et se sont montré incapable d’éduquer ce « pauvre peuple illettré » ! L’illettrisme est annoncé, comme une fatalité dont personne n’est responsable, et surtout pas les détenteurs du pouvoir absolu. Soi ils n’en ont pas été capable, donc, ils ont échoué, donc son incompétent et ne méritent pas leur place, soit, l’éducation n’est pas une priorité du pouvoir. Cette deuxième est d’ailleurs la possibilité la plus probable. En effet, les paysans qui vont en ville, pour faire ce soi disant « miracle économique chinois », n’ont pas accès à l’école, ils vivent dans un régime d’apartheid. Quand à l’école, il s’agit d’un enseigne biaisé, idéologisé, afin de rendre les programmes conformes à l’idéologie au pouvoir. Les chinois n’ont jamais été prêts pour cela ? Comment le savoir sans en faire l’expérience ? En effet, la liberté d’expression, les chinois en sont privé depuis très longtemps, et personne ne sait vraiment ce qu’il en est, tant que l’expérience n’a pas eut lieu. Dire que les chinois ne sont pas prêts, n’est qu’une pure spéculation. Cependant, à une époque, en 1989, des centaines de millier de gens ont manifesté et défié le pouvoir pour la réclamer, cette liberté, avec ses sœurs. Cette génération d’étudiants et universitaires, avaient mesuré la valeur de ces notions, qui ne se mangent pas, qui ne logent pas et ne chauffent pas, au point d’être asses courageux pour affronter un pouvoir autoritaire et monstrueux, ses armes et ses tanks. Ces gens ont donc réclamé de l’avoir, ils ont donc compris ce que c’était : une chose précieuse qu’il ne faut pas attendre, mais gagner, puis, défendre. En 1989, la Chine était prête pour ça, mais pas les dirigeants du Parti, accroché à leur pouvoir, et incapable d’entendre la moindre critique.

Après 1989, les études étaient devenues payantes, ce qui fut un coup porté au potentiel contre-pouvoir étudiant. En effet, les étudiants de 1989, étaient nombreux, et motivé. Alors, il fut fait une loi mettant fin la gratuité des études. Déjà, cela permis donc de rendre la masse étudiante, et d’affaiblir ce potentiel contre-pouvoir. Ensuite, la priorité de l’éducation, semble, d’après le nombre d’heures consacré à cela, l’endoctrinement politique. Un étudiant doit étudier Marx, Mao, Deng, Jiang et ensuite, Hu, puis son suivant. Ensuite, le but de l’éducation en Chine Populaire est simple : la course à l’efficacité et à l’argent. Il faut former des techniciens, des ingénieurs, des compétents… mais, pas des hommes, pas des citoyens, pas des hommes d’opinions ou de sensibilités. Le destin du chinois, c’est d’être un outil au service de l’Etat, du Parti. Un ouvrier, un ingénieur, un soldat ou un sportif.

par Ermite aux Singes publié dans : Pensée
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